La maison longue bispirituelle

Nommée d’après l’espace de rassemblement traditionnel de gouvernance, de réunions communautaires et de célébrations autochtones, la longue maison bispirituelle du CBRC est une ressource virtuelle d’échange de connaissances pour les personnes queer et trans s’identifient comme bispirituelles et autochtones.

Travaillant de manière collaborative et active avec des partenaires, des dirigeants et des Aîné·e·s autochtones, le CBRC soutient le développement de programmes et d’initiatives dirigés par les personnes bispirituelles qui améliorent la santé et le bien-être des communautés queer et trans bispirituelles et autochtones du Canada. Ce programme englobe le travail visant à fournir des données et des recherches pertinentes et adaptées sur le plan culturel ainsi qu'à faciliter l'échange de connaissances et le développement de ressources bispirituelles et autochtones.

Voici une liste des projets sur lesquels nous travaillons actuellement :

  • Renforcement des capacités et échange de connaissances dirigés par les participant·e·s autochtones au Sommet 2020 (voir la programmation du Sommet 2020);
  • Projet d'histoires orales avec des Aîné·e·s bispirituel·le·s visant à capturer leur expérience et leur sagesse et à les partager avec d'autres membres de la communauté bispirituelle;
  • Analyse et échange de connaissances dirigés par les personnes autochtones en lien aux données de Sexe au présent, ainsi que développement d'une ressource PrEP autochtone; et
  • Consultations communautaires avec des hommes queer et trans bispirituels et autochtones en Colombie-Britannique dans le cadre de Dépistage au présent, le projet pilote de dépistage du VIH à domicile du CBRC.

Pour plus de renseignements sur l’équipe chargée de diriger la longue maison bispirituelle et les activités du programme, cliquez ici. Vous pouvez également contacter Jessy Dame, responsable du programme bispirituel, à jessy.dame@cbrc.net.

Available in English.

En 2016, le CBRC a endossé les 94 appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada lors de notre Sommet annuel. Cet endossement impliquait de changer la façon dont la communauté du CBRC reconnaissait les membres de la communauté bispirituelle et centrait leurs voix. Leur reconnaissance ne se limiterait plus à assurer leur participation à titre de spectateurs. À la place, les personnes bispirituelles seraient pleinement intégrées dans la culture de l'organisation et la prestation de nos programmes.

L'année suivante, le CBRC a organisé une cérémonie bispirituelle unique visant à faire découvrir aux participants allochtones du Sommet une vision du monde autochtone traditionnelle quant à la façon de favoriser le bien-être de la communauté. La cérémonie était dirigée par les Aîné·e·s des Salish de la côte Florence James, des tribus Penelakut, et Bill White, de la Première Nation Snu’ney’muxhw.

La longue maison bispirituelle est un élément central de l’engagement du CBRC en matière de réconciliation. Elle offre un espace où les membres de la communauté bispirituelle sont en mesure d’aiguiller la recherche, les politiques et la pratique de manière à favoriser leur propre bien-être.

Dans le cadre de son travail en cours avec le CBRC, Rocky James, représentant des Salish de la côte pour l’organisation, a rédigé un résumé des démarches du CBRC en matière de vérité et de réconciliation entre 2016 et 2019. Le résumé est axé sur la décolonisation de notre Sommet annuel (anciennement le Sommet pour la santé des hommes gais) et la façon dont nous avons utilisé l’événement afin d’établir des relations avec les Aîné·e·s des Salish de la côte et d'autres membres de la communauté bispirituelle.


Le CBRC reconnaît que la réconciliation nécessite plus qu’un endossement. Une organisation doit plutôt faire le travail nécessaire afin d’apprendre de ses partenaires autochtones et contribuer activement à la décolonisation. C'est ce que nous décrivons comme notre chemin ou notre cheminement vers la vérité et la réconciliation. La longue maison bispirituelle vise à permettre aux personnes autochtones et allochtones à corriger les préjudices et les inégalités historiques.

Ces rapports fondamentaux offrent une voie à suivre et proposent des exemples d'actions concrètes et de politiques sociales qui peuvent être entreprises afin d’en arriver à une véritable réconciliation. Le CBRC s'est engagé à adapter ces recommandations et ces appels à l'action et à la justice afin que nous puissions faire notre part en tant qu'organisme communautaire dédié à la santé bispirituelle, queer et trans.

  • Commission de vérité et réconciliation du Canada
    Créée afin de documenter l'histoire et les effets durables des pensionnats indiens du Canada sur les peuples autochtones, la Commission de vérité et réconciliation (CVR) a publié une série de 94 appels à l'action en 2015 afin d’aborder le sujet de la réconciliation entre les Canadiens et les peuples autochtones. Il existe 7 appels à l'action spécifiques concernant la santé et le bien-être des personnes autochtones.

  • Enquête nationale sur les femme et les filles autochtones disparues et assassinées
    L'épidémie des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées (FFADA) est une crise nationale qui a été qualifiée d'acte de génocide. Cette enquête nationale a produit un rapport final en 2019 qui comportait d'importants appels à l'action pour tous les Canadiens, y compris la dénonciation de la violence et des répercussions sur les personnes 2SLGBTQQIA.

  • Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones
    Adoptée lors de l’Assemblée générale des Nations Unies en 2007, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) est la résolution internationale la plus complète sur les droits des peuples autochtones et offre un cadre mondial qui garantit leur survie, leur dignité et leur bien-être. En 2019, la DNUDPA a été adoptée à l'unanimité par le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique.

Depuis 2016, le CBRC a travaillé afin de centrer les voix autochtones lors du Sommet, la conférence annuelle d'échange de connaissances et de renforcement des capacités du CBRC sur la santé GBT2Q.

La conférence du Sommet 2020 de cette année commencera par une plénière d'ouverture sur la vérité et la réconciliation le mercredi 4 novembre. Les panélistes Bill White (Aîné des Salish de la côte), Florence James (Aînée des Salish de la côte), Rocky James et Jessy Dame parleront des progrès réalisés par l'organisation en ce qui concerne la construction d'une longue maison bispirituelle, y compris le lancement d'un nouveau projet passionnant d'histoires orales. Cette session sera suivie d'un panel spécial sur la promotion de la santé et du bien-être bispirituel : une conversation avec des jeunes leader·euse·s bispirituel·le·s mettant en vedette Tunchai Redvers (We Matter) et Marie Laing (Réseau de santé sexuelle des jeunes Autochtones) en conversation avec Jeffrey Ansloos (Université de Toronto).

Vous pouvez également visionner des vidéos filmées lors d’éditions précédentes du Sommet qui explorent la santé et le bien-être des personnes queer et trans bispirituelles et autochtones :


Le CBRC a la chance de pouvoir bénéficier de la sagesse et du leadership d’Aîné·e·s autochtones, pour la plupart bispirituel·le·s, lors de la planification de nos événements et de nos activités. Grâce à leur implication, le CBRC a pu améliorer la qualité de sa programmation, développer les services que nous offrons et offrir une meilleure expérience aux participants.

Bill White and Florence James

Deux Aîné·e·s des Salish de la côte ont joué un rôle clé dans notre organisation.

Florence James parle des questions autochtones et bispirituelles depuis le Sommet 2016, lorsque son fils, Rocky James nous a présenté sa mère. Elle a pu contextualiser le travail du CBRC sur le territoire traditionnel des Premières Nations hôtes locales et de la Nation des Salish de la côte et de l'intérieur. En donnant accès à la langue hul’qumi’num, elle a également sensibilisé la communauté du CBRC aux cérémonies des Salish de la côte. En 2019, Florence a offert un mot salish de la côte au CBRC afin de désigner la longue maison bispirituelle : Hwulhs'uq Le Lum.

Bill White porte deux noms traditionnels Xwulmuxw, soit Kasalid et Xelimulh. Après la mort de son père à l'âge de cinq ans, Bill a été élevé par une mère traditionnelle très forte du nom de Kay George. Il a travaillé avec des Aînés traditionnels depuis les années 70 jusqu'à son passage à l'Université de Victoria en tant qu'agent de liaison autochtone (1993-2006). Pendant cette période, il a été influencé par Agnes Pierre, Theresa Smith, le Dr Samuel Sam, le chef Adam Dick et Kim Recalma-Clutesi. Oncle Bill, comme certains l’appellent, est l’auteur de plusieurs articles sur la tradition et la cérémonie des Salish de la côte. Vous pouvez lire certains de ses travaux ici [Pour l’instant, ces ressources ne sont disponibles qu’en anglais seulement.] :


 

Oiseau-tonnerre en plein essor, loup bondissant
William Flett, artiste haïda (2019)

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