Résistance à la poursuite de la criminalisation des maladies transmissibles au Canada


* Cette présentation a été enregistrée en anglais. Des sous-titres sont offerts en français et en anglais.

De nombreuses comparaisons ont été faites entre les réponses historiques et actuelles à l’épidémie du VIH et les réponses actuelles à la COVID-19. En s’appuyant sur des projets universitaires et activistes qui examinent l’intersection entre la police, le système de justice pénale et les institutions de santé publique, cet exposé retracera la manière dont les maladies transmissibles, à savoir le VIH et la COVID-19, ont été criminalisées au Canada et comment les communautés ont réagi collectivement. Le Canada est un des pays avec le plus haut taux de criminalisation des personnes vivant avec le VIH au monde, une pratique qui cible de nombreux hommes queer, ainsi que les personnes noires, autochtones et autrement racisées.

Cet héritage punitif a jeté les bases de l’intensification de la surveillance policière de la vie publique et privée dans le cadre des nouvelles réglementations de la COVID-19, y compris des lignes de dénonciation et des formes de surveillance. Cette criminalisation de la COVID-19 a créé une insécurité et une incertitude encore plus grandes pour les personnes queer, les personnes noires, autochtones et autrement racisées, les personnes vivant avec le VIH, les personnes qui vendent et consomment des drogues, ainsi que les travailleurs/travailleuses du sexe. Enfin, cet exposé se tournera vers la réduction des méfaits, l’organisation de la justice raciale et l’entraide, afin de tracer la voie à suivre pour l’action collective et les soins communautaires.

Alexander McClelland concentre ses efforts de recherche sur les intersections de la vie, du droit et de la maladie, où il a développé une série de projets collaboratifs et interdisciplinaires d’écriture, de recherche, d’activisme et d’art pour aborder les questions de criminalisation, d’autonomie sexuelle, de surveillance, de libération de la drogue et de construction des connaissances sur le VIH. Alexander a récemment rejoint l’Institut de Criminologie et de Justice pénale de l’Université de Carleton en tant que professeur adjoint. De 2019 à 2020, il a été boursier postdoctoral Banting au département de criminologie de l’Université d’Ottawa. Il est également le co-créateur du projet de cartographie de la pandémie, un projet de criminologie publique, de justice des données et de contre-cartographie qui suit l’application des règles liées à la COVID-19 à travers le Canada. Le projet a été largement discuté dans les médias, notamment par la BBC, la CBC, le Globe and Mail et le Toronto Star. En 2019, il a présenté les résultats de sa recherche doctorale sur les méfaits de la criminalisation de la non-divulgation du VIH au Canada en tant qu’expert invité à témoigner devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes. Ses travaux ont été financés par les IRSC, le CRSH, l’Université Concordia, l’Université d’Ottawa et l’Institut d’études anarchistes. Il est membre de la Coalition canadienne pour la réforme de la criminalisation du VIH et du Comité consultatif mondial du Réseau de justice pour le VIH.

Available in English.

CBRC

À propos de CBRC

Le Centre de recherche communautaire (CBRC) promeut la santé des hommes gais, bisexuels, trans, bispirituels et queer (GBT2Q) par le biais de la recherche et du développement d'interventions.
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