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L’arrivée de Ricky Rodrigues au CBRC est l’aboutissement d’un long parcours. À titre de directeur adjoint des rapports et de l’évaluation, Ricky (il/lui) met au service du CBRC la vaste expérience qu’il a acquise en début de carrière dans le domaine de la défense des droits et du renforcement de la communauté queer et trans.
« J’ai fait mon coming out à 14 ans, à la fin de ma première année de secondaire, raconte-t-il. Ça a été une grande transformation. Avant, j’étais très timide, mais mon coming out m’a permis de gagner en confiance. » Fort de cette nouvelle confiance en lui, Ricky a commencé à s’engager dans l’activisme. Il a fondé une alliance gai-hétéro dans son école secondaire catholique et a été bénévole à Planned Parenthood Toronto pour sensibiliser les gens à l’homophobie. Cela l’a amené à travailler davantage avec des étudiant·e·s queers et trans de l’Université de Toronto, et finalement avec ACT (le Comité sida de Toronto).
« La défense des intérêts queers me stimulait énormément, et ça me donnait envie d’en faire plus. »
C’est grâce à ACT que Ricky a eu l’occasion de participer au programme de leadership en santé communautaire Totally Outright du CBRC, où il a travaillé par la suite. Cela lui a donné envie de poursuivre une carrière dans le travail social. Il pensait d’abord rester dans le domaine du soutien psychologique, mais il s’est ensuite intéressé à la recherche et aux politiques. En octobre 2020, il s’est joint à l’équipe du CBRC en tant que coordinateur, avant de gravir les échelons et de devenir directeur adjoint des rapports et de l’évaluation.
« Le travail d’évaluation est fondamental. Les bailleurs de fonds exigent de plus en plus qu’on leur rende des comptes, et donc les tâches liées à la mesure du rendement ne cessent d’augmenter; dans notre secteur, la capacité des organismes à effectuer ce travail reste pourtant limitée. »
Le poste de Ricky consiste à aider le personnel et les partenaires du CBRC à comprendre et à respecter les exigences complexes des bailleurs de fonds en matière de rapports, qui peuvent varier considérablement d’une subvention à l’autre. Il s’agit notamment de collecter des données d’évaluation, de surveiller les activités des différents programmes, et d’élaborer des outils permettant de suivre adéquatement ces activités et d’en rendre compte.
« À chaque fois que nous procédons à une activité d’évaluation au CBRC, nous essayons de garder deux choses en tête : nous devons comprendre les retombées, mais aussi saisir les points à améliorer, car, même si on obtient d’excellents résultats, on peut sans doute en obtenir de meilleurs. Notre communauté ne cesse de grandir et d’évoluer, et si nous n’essayons pas de nous améliorer, nous ne serons pas en mesure de répondre à ses besoins changeants. »

Photo: Ricky Rodrigues
« Les retombées d’une évaluation efficace et bien menée sont presque immédiates. Soit on est à nouveau financé, soit on obtient d’autres subventions. Et si ça se produit, c’est parce qu’on a fourni au bailleur de fonds des données qui prouvent l’efficacité de nos actions. »
