Organisée à Toronto, en Ontario, du 29 octobre au 1er novembre 2026, notre conférence annuelle consacrée à l’échange de connaissances et au renforcement des capacités dans le domaine de la santé 2S/LGBTQIA+ réunira des figures de proue de l’ensemble du secteur afin de stimuler l’apprentissage, la collaboration et le passage à l’action.
Les personnalités qui prononceront les conférences d'honneur au Sommet 2026 partageront leur expertise, leur vision audacieuse et les savoirs tirés de leur vécu afin de susciter des échanges constructifs et de faire progresser l’équité en matière de santé pour les personnes 2S/LGBTQIA+.
Apprenez-en davantage sur les conférencier·ère·s d’honneur et les panélistes de cette année ci-bas.
CONFÉRENCE D’HONNEUR – La libération noire 2SLGBTQI+ est une pratique : connaissances, santé, pouvoir et les avenirs que nous bâtissons
![]() |
OmiSoore H. DrydenOmiSoore H. Dryden est une universitaire noire, queer et fem, titulaire d’une chaire de recherche du Canada de niveau 1 (IRSC) en santé des personnes noires à l’Université Dalhousie. Son parcours a été influencé par l’activisme et les communautés diasporiques noires et queers de Toronto. Ancrées dans l’afroféminisme queer et la théorie critique de la race, ses recherches transdisciplinaires privilégient la création collaborative de savoirs communautaires et portent sur le racisme (homophobe) envers les personnes noires perpétué par les politiques relatives au don de sang, la gouvernance en matière de santé publique et les pratiques de traitement des données. Elle a fondé le Black Studies Research Institute (Institut de recherche sur les études noires en sciences, technologie, ingénierie, mathématiques et médecine) de l’Université Dalhousie et codirige le Black Health Education Collaborative. Son livre primé, Got Blood to Give: Anti-Black Homophobia in Blood Donation, a remporté le prix George Borden « Writing for Change » 2025. |
CONFÉRENCE D’HONNEUR – « Voyons-nous la même chose ? Ils ne nous auront pas! »
![]() |
Manon MasséManon Massé est députée provinciale de la circonscription Sainte-Marie–Saint-Jacques depuis 2014 et a agi à titre de co-porte-parole de Québec solidaire de 2017 à 2023. Militante de longue date pour la justice sociale, elle est la porte-parole du deuxième groupe d’opposition sur les enjeux touchant les communautés 2SLGBTQIA+, ainsi que sur les relations avec les Premières Nations et les Inuit. Elle s’est imposée comme une voix forte sur les enjeux sociaux, communautaires et de défense des droits, notamment en contribuant à la reconnaissance historique du Village gai de Montréal comme lieu d’émancipation pour les communautés 2SLGBTQIA+. Son parcours est marqué par le leadership, l’engagement et un dévouement constant aux valeurs d’inclusion, de justice, de solidarité et de réconciliation. Elle quittera son rôle de députée en octobre. |
PANEL PLÉNIER – Quand les systèmes font défaut, les communautés se mobilisent : reduction des risques et soins collectifs queers
PANEL PLÉNIER – Quand les systèmes font défaut, les communautés se mobilisent : reduction des risques et soins collectifs queers
![]() |
Mskwaasin AgnewDénée membre de la Première Nation de Salt River, Mskwaasin Agnew (elle) est intervenante en réduction des risques à Toronto Indigenous Harm Reduction et dans un centre local de prévention des surdoses. L’abolitionnisme constitue le fondement de son travail d’organisatrice. Mskwaasin se bat pour une Palestine libre, la restitution des terres, l’accès au logement et la défense des personnes qui consomment des drogues. |
Steph MasseySteph Massey (iel) a commencé à faire du bénévolat dans le domaine de la réduction des risques il y a très longtemps, dans le cadre d’un programme d’échange d’aiguilles « deux pour une » à Victoria, en Colombie-Britannique. Au fil des années, iel a participé à des initiatives communautaires d’éducation à la santé sexuelle, à des projets en matière de sécurité alimentaire et à diverses entreprises d’organisation communautaire axées sur les thèmes de la souveraineté alimentaire, de la pauvreté et de la réduction des risques. Depuis plus de vingt ans, Steph travaille de manière rémunérée sur les enjeux interdépendants que sont le VIH, la réduction des risques, l’itinérance, la consommation de substances, le travail du sexe et l’incarcération, avec un accent sur les communautés queers et trans. Steph s’intéresse également à la promotion de l’emploi des personnes ayant des savoirs expérientiels et à la remise en question de la diplômanie croissante dans le domaine de la réduction des risques. Iel travaille actuellement à The 519, à Toronto, en tant que gestionnaire des programmes communautaires et gérés par les pair·e·s. Vous pouvez lui montrer vos photos de chien sans sollicitation de sa part. |
![]() |
Ahmed MuslimaniAhmed Muslimani (iel) travaille en santé communautaire. Sa pratique est influencée par son expérience de personne queer ayant immigré du Liban et vivant avec le VIH. Dans ses fonctions de directeurice des programmes communautaires à MAX Ottawa, iel mène des initiatives communautaires de santé et de bien-être destinées aux personnes 2SLGBTQIA+ de la région de la capitale nationale, avec un accent sur la réduction des risques, le VIH et la santé sexuelle, ainsi que sur les pratiques de soins menées par les pair·e·s. Le travail d’Ahmed dans le domaine de la réduction des risques comprend notamment des interventions et des activités de sensibilisation en contexte festif et dans le milieu de la vie nocturne, ainsi que des programmes adaptés aux réalités de la consommation de substances dans les communautés queers, y compris en contexte sexuel (chemsex). Iel possède également de nombreuses années d’expérience de travail auprès des personnes LGBTQ+ réfugiées et nouvellement arrivées. Ahmed est membre du conseil d’administration du Ontario HIV Treatment Network et siège au sous-groupe de prévention du groupe de réflexion sur la méthamphétamine de l’organisme. |
![]() |
Nanky RaiAllochtone migrante originaire de la partie du Cachemire occupée par l’Inde, Nanky Rai (elle/iel) possède une formation en santé publique et en médecine familiale. Elle est résolue à offrir des soins de santé anti-oppressifs, fondés sur les principes de justice en matière de santé, de réduction des risques et d’abolition. Membre de Toronto Street Medics, iel a également été bénévole au sein de la Toronto Overdose Prevention Society, qui a mis sur pied le premier centre de prévention des surdoses (non autorisé) en Ontario. |
![]() |
Nick BoyceNick Boyce est une personne allochtone qui vit à Ottawa, au Canada, sur le territoire non cédé et non abandonné de la Nation algonquine Anishinabe. En tant que consultant indépendant et personne qui consomme des drogues, il possède plus de 25 ans d’expérience dans les domaines de la réduction des risques et des politiques publiques en matière de drogues, qu’il s’agisse des pratiques de première ligne, de postes de direction aux paliers provincial et national, du milieu de la recherche, des processus parlementaires ou de la diplomatie internationale. Que ce soit comme coorganisateur du centre de prévention des surdoses de Moss Park, à Toronto, ou comme membre de la délégation canadienne à la Commission des stupéfiants des Nations unies, Nick aide les communautés, les gouvernements, les organismes et le milieu de la recherche à relever les défis complexes liés aux politiques publiques en matière de drogues. |
PANEL PLÉNIER – Bâtir l’équité en matière de prévention et de traitement du cancer pour les communautés 2S/LGBTQ+
![]() |
Jean-Marc BourqueLe Dr Jean-Marc Bourque (il/lui) est radio-oncologue et clinicien-chercheur au CHUM, à Montréal, où il est professeur agrégé. Ses travaux de recherche portent sur le cancer du sein, les essais cliniques, l’équité en matière de santé et l’amélioration des résultats liés au cancer dans différentes populations et différents systèmes de santé. Président sortant du Réseau canadien d’oncologie mondiale, il est également fondateur d’OncoDiversité, un organisme sans but lucratif qui promeut l’accès des communautés 2SLGBTQI+ à l’équité en matière de soins et de recherche dans le domaine du cancer. Il est commissaire au sein de la Commission du Lancet sur les sciences omiques et l’équité en santé, coprésident du groupe de travail Spectrum du Réseau des centres d’oncologie du Marathon de l’espoir et cochercheur principal d’un projet du groupe Qualité de vie de l’Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer portant sur la mesure de la qualité de vie adaptée aux réalités culturelles. Il possède par ailleurs une vaste expérience de travail dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, notamment auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique, une agence des Nations Unies. Cette expérience lui permet d’enrichir ses travaux d’une perspective axée sur la santé mondiale et les systèmes de santé. |
![]() |
Thanh NguyenThanh Nguyen (pronoms : elle/iel), dont le prénom se prononce « tun », comme sun en anglais, s’improvise propriétaire de zoo — avec deux chats et un chien –, en plus de se passionner pour la bonne nourriture et les requins. Iel travaille actuellement à Services aux Autochtones Canada et étudie pour devenir gemmologue. Son signe lunaire et sa thyroïde ont par ailleurs un point commun : les deux sont Cancer. Mais depuis mars 2025, iel ne présente plus aucun signe de maladie! Thanh fait maintenant du bénévolat auprès d’organismes œuvrant en oncologie, comme Queering Cancer, afin de défendre les intérêts des personnes adolescentes et jeunes adultes touchées par le cancer – qu’elles soient en traitement, proches aidantes ou survivantes –, en particulier celles qui font partie des communautés 2SLGBTQIA+ et racisées. |
![]() |
Lane BonertzBlackfoot fier d’appartenir à la Nation Piikani, Lane Bonertz (il/lui) met ses savoirs expérientiels au service de la recherche en santé et de l’élaboration de ressources qui mettent en valeur les identités, les cultures et les expériences autochtones. En tant que directeur adjoint de la promotion de la santé bispirituelle au CBRC, il dirige plusieurs initiatives consacrées à la revitalisation culturelle et à la transmission des récits, veillant ainsi à ce que les histoires des ancêtres soient préservées pour les générations futures. Lane a occupé divers postes, tant à titre rémunéré que bénévole, dans le domaine de la défense des droits 2S/LGBTQIA+, ainsi que dans celui du traitement et de la prévention du VIH, du VPH et des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). Il a été aux commandes de plusieurs projets axés sur le VPH et les cancers liés au VPH au sein de communautés autochtones, suscitant par là même des discussions sur la vaccination et le dépistage du cancer. Ayant grandi dans une région rurale de l’Alberta, Lane adopte une approche en matière de défense des droits qui est influencée par son appartenance à une communauté rurale vivant d’élevage bovin et d’agriculture. Lane réside actuellement à Montréal/Tiohtià:ke. |
![]() |
Dr. Amanda BolderstonLa Dre Amanda Bolderston (elle) est une radiothérapeute, enseignante et chercheuse queer qui a exercé au Canada et à l’étranger diverses fonctions de direction, d’enseignement et de pratique clinique en oncologie. Elle est Fellow, membre à vie et ancienne présidente de l’Association canadienne des technologues en radiation médicale, ainsi que rédactrice en chef émérite du Journal de l’imagerie médicale et des sciences de la radiation. Ses recherches doctorales et postdoctorales ont porté sur les expériences des prestataires de soins de santé travaillant en oncologie et issu·e·s de la diversité sexuelle et de genre, ainsi que sur la façon dont leurs interactions avec une patientèle partageant cette réalité peuvent contribuer à améliorer les soins. Au cours des dix dernières années, elle a signé de nombreuses publications révisées par les pair·e·s sur les soins oncologiques inclusifs et affirmatifs et a contribué à l’élaboration de lignes directrices nationales et internationales visant à faire progresser l’équité en santé. Amanda a également dirigé la création d’initiatives de formation interprofessionnelle dans le cadre du premier cycle, des études supérieures et du développement professionnel continu, qui visent à améliorer les soins offerts aux personnes de la diversité sexuelle et de genre. Elle codirige Queering Cancer (QC), un organisme canadien sans but lucratif qui se consacre au soutien à l’échelle nationale des personnes de la diversité sexuelle et de genre touchées par le cancer. Amanda vit et travaille en Nouvelle-Écosse, sur le Mi’kma’ki, territoire ancestral et non cédé du peuple mi’kmaq. |
![]() |
Michael KwagMichael Kwag est directeur général du CBRC, un organisme national sans but lucratif où il occupe des postes de direction depuis 2017 et qui promeut la santé des personnes issues de la diversité sexuelle et de genre par le biais de la recherche communautaire, de l’échange de connaissances, du développement du leadership et de la création de réseaux au Canada. Il possède plus de 20 ans d’expérience en recherche communautaire et en promotion de la santé dans des domaines touchant les personnes 2S/LGBTQIA+, notamment la prévention du VIH et des ITSS, la santé mentale, la consommation de substances, les politiques en matière de don de sang et les pratiques de conversion. Spécialisé en recherche appliquée, il se consacre à faciliter la participation des communautés 2S/LGBTQIA+ à la mobilisation des connaissances, la promotion de la santé et l’amélioration des systèmes. Il collabore de longue date avec le milieu universitaire, la santé publique, les communautés, la société civile et les instances gouvernementales. |
CONFÉRENCE D’HONNEUR – Les mondes qu’il nous reste à créer : espoir critique, recherche réparatrice et avenirs queers
![]() |
Jad SinnoJad Sinno, titulaire d’un doctorat en santé publique, est directeurice de recherche au Centre de recherche communautaire et professeur·e adjoint·e à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto. Personne queer, trans non binaire et arabe originaire du Levant, iel met ses savoirs expérientiels et ses quelque dix années d’organisation communautaire au service de ses travaux de recherche. Spécialiste de l’épidémiologie sociale et des méthodes mixtes critiques, Jad s’intéresse particulièrement aux déterminants sociaux et culturels de la santé des populations queers vivant plusieurs formes de marginalisation, ainsi qu’aux soins de santé mentale et sexuelle et aux interactions entre l’être humain et les ordinateurs. |












