L'enquête canadienne sur la COVID-19 chez les communautés 2SLGBTQQIA+ est la plus grande enquête pancanadienne bilingue sur la santé sociale des personnes bispirituelles, autochtones, lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queer, en questionnement, intersexuées, asexuées et autres personnes issues de la diversité sexuelle et de genre au Canada. Elle est rendue possible grâce au travail d'une grande équipe de chercheurs et de partenaires communautaires et au soutien du Centre de recherche communautaire (CBRC), d'Égale et du réseau Enchanté.

Le chercheur principal de ce projet est Nathan Lachowsky, de l'Université de Victoria. Pour plus d'informations sur ce projet de recherche, veuillez contacter notre équipe par courriel à [email protected], en appelant sans frais au 1-844-472-4606, ou par le biais des réseaux sociaux du (FacebookTwitter, ou Instagram).

Nous vous invitons à découvrir toutes les personnes extraordinaires qui ont contribué à l'étude et à en apprendre davantage sur les liens que nous entretenons avec nos communautés et ces enjeux. Consultez leurs profils ci-dessous.

Available in English.

Ronnie Ali (iel) - Toronto, Ontario

Je reconnais que mon vécu en matière de pouvoir, de privilège et d’oppression est partagé : je lutte contre la transphobie / transmisogynie, le racisme, l'homophobie, le classisme, la xénophobie et la stigmatisation liée à la santé mentale en tant que personne valide, éduquée, logée et occupant un emploi professionnel.

En tant que personne ayant un vécu en matière de marginalisation et d'oppression et en tant que psychothérapeute travaillant avec les communautés queer et trans, il était important pour moi d'apporter une perspective critique aux discussions sur les impacts de la COVID-19 sur nos communautés à travers le pays.

 

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Vhil Castillejos (il) - Toronto, Ontario

C’est depuis 2016 que je m’implique dans les secteurs de la santé 2SLGBTQ+ et du VIH de diverses façons, notamment dans la programmation des services sociaux, la recherche et le développement de ressources. Par le passé, j’ai travaillé avec des groupes tels que l'Asian Community AIDS Services (ACAS), la Fondation canadienne pour la recherche sur le sida, le laboratoire de prévention du VIH de l'Université Ryerson ainsi que l'Alliance pour la santé sexuelle des hommes gais. J’ai également fait partie de la deuxième cohorte d’Investigaytors de Toronto. C’est mon travail au sein de ces groupes, tout comme mon vécu de jeune immigrant philippin queer à Toronto, qui informent mon rôle en tant que membre de ce comité.

Ce travail est important pour moi, car en tant que jeune immigrant philippin queer, je connais les obstacles à la santé et à l'accès à la santé rencontrés par les membres des communautés mal desservies, tout particulièrement ceux qui ont des identités marginalisées qui se recoupent (soit au niveau de la race, du genre, du statut d'immigration, de l'âge, etc.). En me basant sur mon expérience, j'ai développé une passion pour le fait de desservir et de défendre ces communautés marginalisées par le biais de mon travail communautaire, y compris ma participation à ce comité.

 

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Jeff Chalifoux (il) - Edmonton, Alberta

Je suis un travailleur social autochtone bispirituel et mon travail est axé sur l’intersection de la sexualité et de la consommation au sein de la communauté 2SLGBTQ+, un segment de la population qui est très touché par la COVID-19. Selon la binarité de genre, je suis né homme, j’ai une présentation masculine et je m’identifie comme étant pansexuel. Enfin, je suis un citoyen de la nation Métis d'origine crie, écossaise et irlandaise.

Les impacts de la COVID-19 au sein de ma communauté – et surtout auprès de ma clientèle – ont été terribles et même fatals. En tant que travailleur social et que personne bispirituelle, je suis porté à vouloir aider et soutenir nos communautés du mieux que je peux. Ce travail créera de nouvelles connaissances susceptibles d’informer les efforts de soutien futurs visant à améliorer la santé et le bien-être de nos communautés.

 

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Cristiani de Oliveira Dias alias Cris Dias (elle) - Toronto, Ontario

En tant que titulaire enthousiaste d'un diplôme de travail de développement communautaire, j'ai acquis d'excellentes connaissances, compétences et expérience dans la promotion de programmes éducatifs pour les jeunes. De plus, en tant que femme ouvertement bisexuelle, je possède également une compréhension personnelle des enjeux et des défis vécus par la communauté 2SLGBTQ+ et je me suis engagée à vie à développer des programmes qui offrent un système de soutien inclusif aux jeunes marginalisés.

Ma passion pour le fait d’apporter un soutien aux communautés vulnérables a vu le jour lorsque j'ai créé un groupe d'étude de littérature à mon école secondaire après avoir dévoilé ma bisexualité. J'ai été élevée dans une famille conservatrice, et ce processus a été un défi et une source d’inspiration pour moi. Cependant, le groupe faisait office d’espace sûr pour moi à l’époque et me permettait d’être moi-même où j'ai pu être moi-même sans complexe. Il n'y avait pas de programmes sociaux à l’intention des groupes minoritaires dans la petite ville où je suis née et où j'ai grandi. J'ai donc décidé de créer cet espace pour mes pairs que j’ai maintenu tout au long de mes études collégiales et, finalement, universitaires. Maintenant que je suis au Canada, je m'engage toujours à soutenir les jeunes marginalisés et à défendre leurs droits à une alimentation saine, à un environnement sûr, à une bonne éducation et à des systèmes de soutien fiables.

Je fais également partie de la « Communauté 2SLGBTQ+ du Brésil à Toronto », où nous nous soutenons mutuellement en faisant la promotion d'événements de collecte de fonds, en faisant des podcasts sur nos expériences et les défis rencontrés au Canada et en réfléchissant aux luttes de la communauté 2SLGBTQ+ au Brésil. Néanmoins, en tant qu’immigrante au Canada, je me bats pour faire reconnaître nos compétences, notre culture, la souplesse des lois sur l'immigration et surtout pour le bien-être des étudiants internationaux. La lutte pour l'équité et la justice est ce qui motive le plus mon travail.

 

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Yasmine El Addouli (elle) - Montréal, Québec

Je suis une infirmière autorisée française qui effectue présentement une maîtrise en santé publique (option santé mondiale) à l'Université de Montréal. En tant que femme racisée, je sais très bien que le fait d’appartenir à certaines communautés / minorités aggrave l'impact de crises telles que la pandémie de la COVID-19. Outre la violence et la discrimination accrue, la présence des problèmes sociaux, économiques et sanitaires se fait sentir davantage.

En tant que future professionnelle de la santé globale, je souhaite consacrer ma carrière aux droits de la personne et à l’atténuation des iniquités sanitaires. Je suis très honorée de participer à ce projet et je crois sincèrement que l’autonomisation communautaire est essentielle : il nous faut absolument comprendre comment la pandémie nous a affectés si nous voulons sensibiliser les gens et trouver des moyens d'atténuer ou de prévenir ces impacts.

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Luke Esteban Gosselin (il) - Québec

Je suis une personne transmasculine et non binaire.

En raison de la pandémie, l’isolement et l’invisibilité auxquels est confrontée la communauté LGBTQ+ sont plus pertinents qu’avant. Les gens avaient déjà du mal à accéder aux soins et au soutien avant l’arrivée de la COVID-19, et la situation s’est encore aggravée au cours des derniers mois.

Nous devons savoir ce qui se passe et comment la COVID-19 nous affecte. En dépit de ma transidentité, j’occupe une position privilégiée et je l'utilise pour donner un moyen à ceux d'entre nous qui doivent lutter tous les jours d'être vus et entendus.

Je crois que nous pouvons tous aider les autres en posant de petits gestes. Voici le mien.

     

Jason Garcia (iel) - Edmonton, Alberta / Toronto, Ontario

Je suis un·e jeune professionnel·le latinx non binaire et racisé·e qui s'efforce de demeurer fidèle aux pratiques critiques de justice sociale et qui s’inspire beaucoup des efforts de justice transformatrice de toutes les manières possibles en fonction de mes capacités.

Je suis reconnaissant·e que ces aspects de mon identité puissent être, au mieux, des sources révélatrices de connaissances et de forces aux niveaux personnel et politique de ma conscience. Cependant, à un niveau plus profond, les autres couches de mon vécu et de mes expériences comprennent : le fait d’être polyglotte, d’être gros·se, d’être un·e immigrant·e de première génération, d’avoir été diagnostiqué·e TDAH et de s’identifier comme étant fou / folle, d’être un·e survivant·e d’agression sexuelle et de violence relationnelle, etc. Ces couches supplémentaires sont des perspectives à facettes multiples très concrètes qui peuvent offrir un profond point de vue afin de comprendre non seulement ma place au sein de la communauté LGBTQ2S+, mais aussi dans le monde en général. Il n'est pas surprenant qu’énormément de personnes queer partagent cette réalité.

Mon identité n’est pas monolithique. Les personnes queer ne possèdent pas avec une seule identité. Souvent, le fait d'être des êtres complexes peut engendrer un sentiment de honte, d'isolement et de déconnexion de notre communauté plus large, non seulement de l'extérieur, mais aussi de l'intérieur de cette dernière, et parfois même de l’image intériorisée que nous avons de nous-mêmes.

J'espère que cette visibilité, tout comme le fait de partager nos espaces de façon plus intentionnelle avec d'autres personnes queer revendiquant des identités multiples, saura nous donner de véritables opportunités d’identifier les nombreuses façons dont cette étude peut capturer les expériences vécues des divers types de personnes queer de nos communautés.

Nous sommes tous des gens qui ont une expérience très réelle en ce qui concerne le fait de gérer, et peut-être même de s’adapter au nouveau coronavirus. Il est essentiel que les personnes queer se sentent capables de parler de leur vécu aussi honnêtement que possible et sans jugement, et ce, dans l'espoir de générer plus de compassion et de changements.

Comme le dit souvent la défenderesse des droits et travailleuse sociale Brené Brown : « Le secret, le silence et le jugement alimentent la honte », et c’est pourquoi nous devons absolument faire de notre mieux pour permettre à notre communauté de remédier à toute honte dans la mesure du possible, y compris les traumatismes souvent associés au fait d'être des personnes queer aux identités multiples.

En cette période de pandémie, il nous faut plus que jamais faire preuve de plus de compassion et d’empathie en ce qui concerne le vécu de tous, y compris le nôtre. En tant que communauté, nous ne pouvons pas prospérer sans faire valoir ces vérités tout en luttant pour notre propre liberté et notre libération.

 

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Nicole Jones-Abad (elle, iel) - Edmonton/Amiskwaciy

Je fais partie de la communauté LGBTQ2S+. Plus précisément, je suis une personne latinx neurodivergente et transfemme racisée en situation de handicap qui se trouve sur ce territoire à titre d’invitée. En termes d'orientation sexuelle, j'utilise des termes tels bisexuelle, pansexuelle et queer. En ce moment, je consacre une grande partie de mon temps à travailler au sein de la communauté queer et trans par le biais de la recherche et des efforts communautaires.

J'ai décidé de prendre part à ce projet, car depuis le début de la pandémie, je vois à quel point les choses sont difficiles pour les membres de la communauté queer et trans, et tout particulièrement pour les personnes QTBIPOC (queer, trans, noires, autochtones et racisées). J'ai des grandes attentes en lien à ce projet et je veux me joindre aux autres conseillers pour aider à l’orienter.

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Ryan Khungay (il) - Territoire des Salishs de la côte des nations Lekwungen et W̱SÁNEĆ / Victoria, C.-B.

Je m'identifie comme un homme cisgenre, gai, sud-asiatique et fils de parents immigrants. Je suis un colonisateur non invité sur les territoires des nations Lekwungen et W̱SÁNEĆ (Victoria, C.-B.) qui habitait jadis sur le territoire traditionnel du peuple Secwe̓pemc en tant que colonisateur non invité, un endroit qui est aussi connu sous le nom de Kamloops, C.-B. et où j’ai vécu la majorité de ma vie.

Je suis très enthousiaste à l'idée de participer à cette étude! Elle est importante à mes yeux, car elle est basée sur les intersections de mon vécu et qu’elle s’harmonise avec ma passion pour la justice sociale et le travail d'équité décolonial. En tant qu’homme gai racisé qui œuvre dans le domaine des services médicaux depuis plusieurs années en tant que travailleur social, j'ai souvent vécu et été témoin de racisme, de sexisme, de capacitisme, d'homophobie et de transphobie dans des contextes qui visent à offrir des soins de santé équitables à tout le monde. Les défis auxquels sont confrontées les personnes LGBTQ2S+ revendiquant des identités diverses et croisées sont souvent omis des discours qui informent les politiques en matière de santé. J'espère donc pouvoir apporter une perspective nuancée à cette étude importante qui, à son tour, aidera les personnes à accéder aux soins de santé de manière moins oppressive.

 

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Lionel Lehouillier (il, iel) - Gatineau, Québec

J'aime travailler pour mes communautés. En tant que francophone trans, queer, non binaire et neurodivergent, j'ai l'impression d’avoir un lien avec tant de groupes différents et je suis fasciné par l'intersectionnalité en tant que concept et que réalité. Je reconnais également que j'ai le privilège d'avoir une voix et j'essaie de l'utiliser autant que possible pour donner du pouvoir aux autres, et ce, même si je suis un colonisateur qui habite un territoire non cédé. Je vois cette opportunité comme un moyen concret d’aider et de favoriser l’autonomisation de ma communauté et des relations queer.

La communauté 2SLGBTQ+ était déjà marginalisée avant l’arrivée de la COVID-19. La pandémie a permis de mettre en lumière les inégalités qui existaient déjà. Les services de santé, déjà très problématiques, inaccessibles et inadaptés aux personnes trans et non binaires, sont simplement devenus impossibles à naviguer. Ce projet est important pour moi, car il vise et adresse spécifiquement ces disparités.

 

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Keiran Letwiniuk (il) - Kenora, Ontario

Je suis un homme queer et transgenre d'origine métisse et ukrainienne en situation de handicap. Toutes ces parties de moi me permettent d’avoir une perspective unique de ces enjeux.

Le fait d’aider les autres personnes 2SLGBTQ m’a toujours passionné. Je veux être une voix pour ma communauté et faciliter des changements positifs et durables, notamment en ce qui concerne les besoins des personnes 2SLGBTQ et d'autres populations marginalisées en matière de soins de santé

     

Jonathon Potskin (il, iel) - Vancouver, C.-B.

En tant que chercheur bispirituel, je voulais pouvoir apporter ma propre expérience. Le fait de chercher à favoriser l’inclusion au sein de nos communautés est important pour moi.

 



Karen L. Blair (elle) - Peterborough, Ontario

Mes élèves et moi avons commencé à examiner le vécu des personnes LGBTQ+ pendant la pandémie de la COVID-19 vers la fin mars 2020 et avons rapidement identifié diverses façons dont les personnes LGBTQ+ au Canada et à travers le monde étaient particulièrement touchées par la pandémie. J'ai voulu participer à cette étude pancanadienne, car elle nous permettra de mieux comprendre l'impact de la COVID-19 sur les Canadiens LGBTQ+ et les liens entre certaines identités croisées et le bien-être mental et physique dans le cadre de cette pandémie. Nous pouvons maintenant voir que la pandémie se poursuivra encore pendant un certain temps et plus nous pouvons comprendre comment différents groupes sont touchés par la pandémie, mieux nous pouvons être en mesure de soutenir tout le monde.

     

Aaron Devor (il) - Université de Victoria, C.-B.

Voilà plus de 50 ans que je suis membre des communautés LGBTQ2I+, au départ comme personne LGQ, et maintenant en tant que personne trans. J'ai milité au sein des communautés queer dans les années 1970 et 1980. J’effectue de la recherche en lien aux communautés de la diversité de genre depuis le milieu des années 1980. En 2011, j'ai fondé les Transgender Archives à l'Université de Victoria. En 2014, j'ai fondé la conférence Moving Trans History Forward avant de fonder la Chaire d'études transgenres, également à l'Université de Victoria, en 2016. Sur le plan ethnique, Je suis juif avec des ancêtres en provenance d’Allemagne et des pays baltes.

Je suis guidé par le concept juif de justice sociale de tikkun olam (réparer le monde). Le rabbin Tarfon a écrit dans Pirkei Avot (L’Éthique des Pères) 2:21 : « Il ne vous incombe pas d'achever le travail, mais vous n'êtes pas non plus libre d'y renoncer. »

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Daniel Grace (il) - Toronto, Ontario

Je suis un sociologue médical queer qui effectue des recherches auprès de diverses minorités sexuelles et de genre. Je suis voué à améliorer les déterminants sociaux et structurels de la santé des minorités sexuelles et de genre.

 

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Francisco Ibáñez-​Carrasco (il) - Toronto, Ontario

Né à Santiago du Chili, je suis arrivé au Canada en 1985 et j'ai contracté le VIH. J’ai commencé à m’impliquer dans la lutte contre le sida en 1989 et j’ai obtenu un doctorat en éducation en 1999. J'ai travaillé dans le domaine du VIH jusqu'en 2019 en tant qu'éducateur et chercheur communautaire au sein de diverses organisations à but non lucratif et universités. J'ai publié des ouvrages de fiction et de non-fiction aux États-Unis et au Canada. Mes mémoires, intitulés « Giving It Raw », ont été publiées en 2015. Je suis professeur adjoint à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto.

 

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Beth Jackson (elle) - Ottawa, Ontario

Je suis une femme blanche, cisgenre et de genre non conforme lesbienne / queer. Je travaille afin de favoriser l'équité en matière de santé depuis maintenant plus de 30 ans : avec des travailleurs du sexe, des défenseurs du droit au logement et des collèges / universités sur la prévention et le soutien en matière de VIH/sida à la fin des années 1980 et au début des années 1990 à Winnipeg; avec des jeunes de la rue sur des services de soutien et avec un groupe de recherche national axé sur l'équité des genres dans la réforme des soins de santé à la fin des années 1990 et au début des années 2000 à Toronto; et je concentre mes efforts afin d’améliorer l'équité dans les données probantes, les politiques et les programmes à l'Agence de la santé publique du Canada à Ottawa depuis 2007. Au cours de mes 13 années passées à l'ASPC, j'ai dirigé des travaux sur la mesure et le suivi des inégalités en matière de santé au Canada ainsi que sur les déterminants sociaux de la santé et les inégalités en matière de santé pour les populations 2SLGBTQ+, autochtones, noires, immigrantes ou autrement marginalisées par des systèmes sanitaires et sociaux inéquitables (par exemple).

 

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Rod Knight (il) - Vancouver, C.-B.

Je vis et travaille sur des territoires autochtones non cédés, notamment ceux des Premières Nations Sḵwx̱wú7mesh (Squamish), səl̓ilwətaɁɬ (Tsleil-Waututh) et xʷməθkʷəy̓əm (Musqueam). Je suis un colonisateur blanc cisgenre et gai qui aimerait trouver des moyens d'améliorer la vie des personnes LGBTQ2I+.

 

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Nathan Lachowsky (il) - Victoria, C.-B., territoire traditionnel des peuples Lekwungen et des nations Songhees, Esquimalt et W̱SÁNEĆ

Je suis un homme gai / queer cis d’ascendance ukrainienne et britannique. C’est avec fierté et humilité que je co-dirige des recherches avec les communautés auxquelles j’appartiens. Je reconnais mes privilèges pédagogiques, économiques et autres, et je les considère comme un appel à l'action pour améliorer la vie des membres les plus marginalisés de nos communautés. Le fait d’être différent n'a jamais été facile. Avant la COVID-19, nos communautés étaient déjà confrontées à une discrimination systémique et à de nombreuses inégalités sociales et sanitaires. Au cours de la pandémie, le gouvernement n'a pas réussi à recueillir et à documenter des données qui traitent des expériences uniques de nos communautés. Cette étude vise à combler cette lacune.

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Matthew Numer (il) - Halifax, Nouvelle-Écosse

Je suis un homme gai cisgenre basé à Halifax. J'ai travaillé et milité dans le domaine du VIH et de la santé queer pendant la majeure partie de ma carrière.

Je pense qu'il est important de reconnaître et de comprendre comment diverses communautés sont touchées par la COVID-19, surtout au niveau de la santé et du bien-être.

 

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Margaret Robinson (elle) - Sesetkuk, Mi’kmaki

J'aborde le travail avec les communautés LGBTQ2I+ en tant que chercheuse membre de ces groupes. Je suis une chercheuse L'nuskw d'Eskikewa'kik en Nouvelle-Écosse et je suis membre de la Première Nation de Lennox Island. Je m'identifie comme étant bispirituelle, queer et bisexuelle. Je mène des recherches sur la santé des minorités sexuelles et de genre en m'appuyant sur mes antécédents de militante et de bâtisseuse communautaire bisexuelle et de journaliste pour la presse queer. Je travaille à l'Université Dalhousie où je suis titulaire d'une chaire de recherche du Canada de niveau 2 sur la réconciliation, le genre et l’identité.

Les communautés queer et autochtones apportent beaucoup de sagesse au travail lié à la COVID, car il ne s’agit pas de notre première pandémie. Nous connaissons l'importance de l'amour, de la culture et de la célébration pour le bien-être de nos communautés. Ce travail est important pour moi en tant que femme mi'kmaw, car le colonialisme a longtemps accablé les communautés autochtones de maladies infectieuses. Il est également important pour moi en tant que personne bisexuelle, car ces dernières souffrent encore de la stigmatisation associée au fait d’être qualifiées de vecteurs de transmission de maladies. J'aborde ce travail avec la volonté d’atténuer la stigmatisation et de privilégier les expériences vécues.

 

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Kristopher Wells (il) - Edmonton, Alberta

Je suis chercheur, éducateur et défenseur des droits en lien aux enjeux LGBTQ2 depuis plus de 20 ans. J'ai notamment mené de nombreux travaux de recherche en soutien des jeunes LGBTQ, des programmes d'études, des politiques et des alliances gaies-hétéros. J’assure présentement la co-rédaction du Journal of LGBT Youth.

Il est essentiel de miser sur la diversité, l'équité et les droits de la personne afin d’atténuer les disparités, promouvoir l'égalité et améliorer les résultats en matière de santé de notre communauté.

 

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Tobias Wiggins (il) - Calgary, Alberta

Je suis professeur adjoint en études féminines et de genre à l'Université d'Athabasca (UA). Mes domaines de recherche sont la santé mentale transgenre, la culture visuelle queer, la transphobie clinique, le bien-être communautaire et la psychanalyse. Dans l’ensemble, mon travail vise à adresser la pathologie psychiatrique continue de la variance de genre et à soutenir l'efficacité des soins médicaux transcompétents. À l'UA, je coordonne le certificat universitaire en counseling féminin, un programme interdisciplinaire qui applique la théorie féministe à la pratique du counseling. Mes recherches récentes ont été publiées dans le Transgender Studies Quarterly et dans l'anthologie Sex, Sexuality and Trans Identities : Clinical Guidance for Psychotherapists and Counselors.

 

Tobias Wiggins Portrait
     

 


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